Aidant familial : les aides

Quelles aides pour les aidants familiaux ?

Un aidant familial est une personne qui vient en aide à un proche, de manière régulière et fréquente, à titre non professionnel. Mais, depuis la loi 2015, l’aidant familial dispose d’un véritable statut.

 
 

De quoi parlons-nous ?

La tâche d’aidant familial peut devenir contraignante si on doit arrêter notre activité professionnelle, ou du moins, la diminuer.
C’est pour cela que des aides financières compensatrices ont été mises en place pour non seulement permettre l’accompagnement d’un parent âgé en perte d’autonomie mais aussi pour palier à un manque de revenu.
 
 

Quelles sont ces aides compensatrices ?

Aidant familial, voici à quoi vous avez droit :

Une aide-ménagère à domicile si la personne aidée est :
– Âgée d’au moins 65 ans (ou 60 ans pour les personnes reconnues inaptes au travail) ;
– A des difficultés pour effectuer les principales tâches ménagères ;
– Ne peut pas bénéficier de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) et ne pas y être éligible ;
– Ne dispose pas de ressources mensuelles inférieures à 868,20 € pour une personne seule et à 1 347,88 € pour un couple.

La demande est à faire auprès du CCAS (centre communal d’action sociale) de votre ville ou votre mairie. L’aide est versée directement au service d’aide à domicile par le conseil départemental

Les exonérations de cotisations sociales
La rémunération de l’aidant familial est exonérée des cotisations patronales de la Sécurité sociale si :
– La personne aidée touche l’APA,
– Si elle est âgée d’au moins 70 ans,
– Ou si elle est âgée d’au moins 60 ans, vit seule et doit faire appel à une tierce personne
pour les gestes de la vie courante.

L’allocation personnalisée d’autonomie (APA)

Le bénéficiaire de l’APA est éligible à la réduction d’impôt au moins de 50% des dépenses
engagés s’il vous embauche. Ces plafonds s’élèvent à :
– 15.000€ l’année de l’embauche, sans pouvoir dépasser 18.000€ avec les majorations,
– 20.000€, si la personne âgée a besoin de l’aide d’une tierce personne.

Cependant le bénéficiaire ne peut pas vous employer, si vous êtes son conjoint, son concubin,
ou partenaire de pacs.

La majoration tierce personne (MTP)

Une personne invalide peut faire appel à une majoration de sa pension d’invalidité.
Elle doit, pour cela, avoir besoin d’un aidant familial pour effectuer les gestes de la vie quotidienne. Cette majoration servira à rémunérer un proche aidant.
Elle s’élève à 1.121,92€ par mois et n’est pas imposable.

Rapprochez-vous de votre caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) car c’est elle qui détermine
si le proche aidé peut en bénéficier.

La prestation de compensation du handicap (PCH)

La PCH permet l’embauche d’un aidant familial. Elle est versée par le département et attribuée
par le CDAPH. Il s’agit d’une aide qui couvre un taux plein (100%) ou un taux partiel (80%) d’un aidant familial salarié.

En voici les conditions :
– Employer un aidant familial en temps plein ou temps partiel.
– Recourir à un service mandataire (service à la personne…) en temps plein ou temps partiel.
– Vivre chez l’accueillant familial. Le pourcentage de l’aide dépendra si l’aidant réduit ou abandonne son activité professionnelle.

Néanmoins, pour employer son conjoint (époux, partenaire de PACS ou concubin) ou un parent très proche, il est impératif que l’état de la personne en situation de handicap exige :
– Une aide totale pour la majorité des actes essentiels,
– Une présence constante (ou quasi-constante) due à un besoin de soins ou d’aide pour les gestes de la vie quotidienne.

AJPA/AJPP ou Le congé de proche aidant

Si vous êtes à la fois aidant et salarié, il vous est possible d’interrompre momentanément votre activité professionnelle, grâce à la prise de congés spécifiques :

Le congé de soutien familial qui permet de s’occuper d’un proche handicapé ou en perte d’autonomie grave de sa famille.

Le congé de solidarité familiale qui permet d’accompagner un proche dont le pronostic vital est engagé.

Le congé de présence parentale pour enfant malade ou handicap qui permet de s’occuper
d’un enfant de moins de 20 ans, dont l’état de santé exige une présence constante.

A savoir : le contrat de travail est suspendu pendant le temps de ces congés. Vous pouvez alterner périodes de travail et jours d’AJPA. Vous conservez tous les avantages acquis dans son entreprise avant votre congé : ancienneté, niveau de salaire et de primes, etc.
 
 
 

Christelle LAW HAW,
Rédactrice Bénévole pour la FMH

 
 

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